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Nothobranchius rubripinnis

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11-12-2019

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Nothobranchius rubripinnis
Nothobranchius rubripinnis Mbezi River TSTS 12-20 adulte, Hristov

fiche Mémo

Groupe
8. Nothobranchius, Fundulosoma, ...
Qualité de l'eau
Acidité (pH)
60.00 - 7
L'aquarium
Volume minimum
15 litres
Les poissons
Taille
4 - 5 cm
Taille
3 - 4 cm
Maturité
1,5 mois
Durée de vie
6 mois
Type de pondeur
annuel
Répartition géographique
  • Tanzanie


Famille :Nothobranchiidae
Genre :Nothobranchius
Espèce :rubripinnis
Descripteur :L. SEEGERS, 1986
Origine :Tanzanie
Prononciation :RU - BRI - PI – NIS.
Référence :FT nº 1987-104 parue le 1er avril 1987
Signification :rubripinnis : du nom latin rubris = rouge et pinna = nageoire.

Populations connues : Kitonga, Kiziko TAN 05-47, KTZ 85-55, Mbezi River TSTS 12-20, Mbezi River TZ 83-05, Mkuranga TNKS 13-01, Nord Rivière Mbwemkuru KTZ 85-28, TZ 93-01

Description

Le mâle : la coloration d'ensemble se compose de rouge, bleu-vert et jaune. Les écailles bleu-vert sont bordées d'un liseré rouge donnant au poisson une réticulation parfaite. Vers la partie postérieure du corps se dessinent assez nettement des arcs de cercle rouges. La tête est d'un rouge vif surtout au niveau de la gorge et de la bouche. Les opercules sont formés d'écailles bleu-vert cernées de rouge. Les branchies sont rouge vif.
Caudale : rouge vif uniforme.
Anale : rouge avec des traces jaune pâle.
Dorsale : jaune avec des points ou des barres brun-rouge, l'ensemble est bordé d'un fin liseré blanc.
Pectorales et ventrales : rouge.
Oe il : bleu vif.
Taille : 4 à 5 cm en moyenne, quelques "ancêtres" pouvant dépasser 6 cm.
La femelle : corps gris clair sans tache ni points, nageoires transparentes. Taille : 3 à 4 cm, certaines femelles ne dépassant pas les 2 cm.


Comportement

Intraspécifique : relativement bon si l'on évite de maintenir un couple dans un petit bac nu. Avec un trio, les femelles sont souvent houspillées mais très rarement maltraitées ou blessées.
La maintenance de quatre à six mâles et d'une bonne douzaine de femelles en bac de 100 litres ne pose aucun problème mais, le plus souvent, un seul mâle sera bien coloré.
Il faut signaler qu'il s'agit d'un poisson qui réagit à tout mouvement brusque du killiphile par des fuites éperdues dans le bac, des chocs contre les vitres et des sauts hors du bac.
Interspécifique : Les mâles maintenus en compagnie de mâles N. guentheri ZANZIBAR et N. palmqvisti Mrima ont été stressés et ont refusé de s'alimenter. L'expérience a été immédiatement interrompue.


Maintenance et élevage

Maintenance : En bac spécifique de 15 à 20 litres, on installera 1 cm de tourbe pulpeuse bien bouillie et bien rincée dans un compartiment aménagé à l'arrière du bac.
Une belle touffe de Microsorium fournira un abri aux femelles. Un petit filtre d'angle, garni de perlon n'est pas indispensable mais nous parait fortement souhaitable.
La température tournera autour de 23 à 25 °C afin de garder une marge de manœuvre en cas d'Oodinium.
La mousse de Java a été proscrite pour des raisons d'hygiène. De plus, après quelques pontes, la mousse se couvre de particules de tourbe et se dégrade. Les changements d'eau seront fréquents pour permettre le maintien de l'eau la plus cristalline possible (1/3 du volume du bac par semaine).

Reproduction : La ponte s'effectue dans le bac de maintenance. Elle se déroule de la manière classique chez les Nothobranchius. Le mâle entraîne la femelle vers le fond du bac et la recouvre de sa dorsale. Après quelques vibrations des deux partenaires l'œuf (ou les œufs ?) est enfoui dans la tourbe d'un violent mouvement de la caudale.
La tourbe est récoltée mensuellement, essorée sans excès et stockée dans des sachets de plastique hermétiquement clos. La durée d'incubation optimale parait être de quatre à cinq mois à 18-20°C.

Elevage des alevins : Après ce laps de temps, on versera sur la tourbe de l'eau à 18-20°C (à Brest, nous utilisons l'eau de conduite, relativement douce. Dans d'autres régions, il conviendra sans doute de la couper d'eau de pluie).
La hauteur d'eau ne parait pas avoir d'incidence sur le pourcentage d'alevins rampants. Les alevins sont assez sombres, minuscules et désespérément agiles ! Il faut donc se préparer à un long safari à la pipette... De plus, ils ont la bonne habitude de s'enfouir dans la tourbe à la moindre perturbation.
Comparativement au nombre d'actes de pontes observés, le nombre d'œufs récoltés parait assez faible et le nombre d'éclosions encore plus. Des pontes entières disparaissent dans la tourbe durant l'assèchement.
Nous tentons maintenant une autre méthode qui consiste à stocker les œufs, non plus dans la tourbe du bac de ponte, mais dans de la tourbe "neuve" récemment bouillie. En effet, la présence (inévitable) d'acariens et d'arachnoïdes dans la tourbe en usage ne parait pas étrangère à ces mystérieuses disparitions d'œufs.
Les alevins, bien que minuscules, sont capables d'avaler des nauplies d'artémias, mais ne dédaignent pas les infusoires.
La croissance est fulgurante. À quinze jours, on peut passer aux petits grindals. La coloration des mâles apparaît à trois semaines et les premières pontes à six. Il est préférable d'isoler quelque temps les femelles pour qu'elles puissent atteindre une taille raisonnable avant de les laisser pondre.
Extrêmement sensible à l'Oodinium contre lequel nous n'avons pas trouvé de remède miracle.
- Les produits de la pharmacopée aquariophile sont souvent mal supportés par les Nothobranchius.
- Le sel de cuisine n'est pas non plus la panacée. Cela marche une fois et échoue quinze jours plus tard...
- Un traitement de choc : le remplacement de toute l'eau du bac par de l'eau de conduite à 30 °C nous a permis de sauver quelques spécimens parmi des pontes entières d'agonisants !
Faudra-t-il essayer les U.V. ? L'ozone ?
À signaler, une infection par une bactérie du genre Nocardia (voir KR 3/86). Le traitement des œufs aux iodophores nous a permis de sauver la souche.



Origine géographique

Découverte une première fois en janvier 1983 par L. SEEGERS et H-J. WISCHMANN dans la rivière Mbezi (localité type) en compagnie de Nothobranchius melanospilus et N. lukei (alors non encore décrite), l'espèce fut diffusée sous le code Nothobranchius sp. TZ 83/5. Lors d'une expédition suivante au cours de l'été 1985, O. ROTH, R. WILDEKAMP et L. SEEGERS retrouvèrent les trois espèces sympatriques à l'entrée de Mbemkuru au nord de Dar Es Salam. Ceci permit à L. SEEGERS de décrire l'espèce en 1986.

Ecologie : La durée de vie des poissons ne semble pas excéder six mois dans la nature. Dans les deux biotopes : rivière de Mbezi et rivière de Mbemkuru, les trois espèces ont toujours été retrouvées. Il semble que N. melanospilus et N. rubripinnis éclosent en décembre pendant la courte saison des pluies et que N. melanospilus survive à N. rubripinnis en été, seuls quelques rares femelles adultes de N. melanospilus survivent avec le peu d'eau qui subsiste.





Bibliographie

EXPERIENCE - M. PRIOL
Population :MBEZI TZ 83/5

Génétique

Données méristiques: D: 15-16, A: 14-17, LL: 25-27.
Position systématique: L'espèce appartient au groupe de Nothobranchius guentheri et se rapproche par certains caractères de Nothobranchius palmqvisti et par d'autres de Nothobranchius foershi, mais elle se distingue aisément de ces deux espèces par le patron de coloration.


Conclusion

N. rubripinnis est un nouveau Nothobranchius magnifique, extrêmement coloré, à la ligne très pure, encore récent dans le hobby. Hélas, son extrême sensibilité à l'Oodinium et peut-être à d'autres maladies plus rares, son faible taux de reproduction (du moins dans nos bacs), ne permettent guère actuellement une diffusion satisfaisante au sein du KCF. Il parait donc nécessaire de bien se frotter à des espèces comme N. guentheri ou N. foerschi avant de tenter l'aventure avec N. rubripinnis.
EXPERIENCE - M. PRIOL .Population :MBEZI TZ 83/5

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Description de Nothobranchius rubripinnis

24-05-2020
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Plusieurs expéditions dans la zone littorale de Tanzanie ont prouvé l'existence à ce jour d'un certain nombre d'espèces de Nothobranchius (Seegers, 1985) dont certaines étaient inconnues jusqu'alors.

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