Epiplatys olbrechtsi olbrechtsi

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04-12-2019

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Epiplatys olbrechtsi olbrechtsi
Epiplatys olbrechtsi olbrechtsi Tai adulte, Olivier Buisson
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Epiplatys olbrechtsi olbrechtsi Tai adulte, Olivier Buisson
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Epiplatys olbrechtsi olbrechtsi
Epiplatys olbrechtsi olbrechtsi Tai adulte, Christian Cauvet
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Epiplatys olbrechtsi olbrechtsi
Epiplatys olbrechtsi olbrechtsi Gbaya CL 11-01 adulte, Christian Cauvet
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Epiplatys olbrechtsi olbrechtsi
Epiplatys olbrechtsi olbrechtsi Cestos River GO 6 adulte, Christian Cauvet

fiche Mémo

Groupe
10. Epiplatys, Aplocheilus, ...
Qualité de l'eau
Acidité (pH)
6 - 7
L'aquarium
Volume minimum
30 litres
Les poissons
Taille
8 - 10 cm
Taille
8 - 10 cm
Type de pondeur
non-annuel


Famille :Nothobranchiidae
Genre :Epiplatys
Espèce :olbrechtsi olbrechtsi
Descripteur :Poll, 1941
Origine :
Référence :FT nº1982-071 parue le 1er décembre 1982

Populations connues : Cestos River GO 6, Gbaya CGL 11-01, Grand Bereby, Juarzon, Tai, Tao

Description

La description de cette espèce dépend beaucoup de la manière dont le poisson est éclairé. Pour profiter au maximum des coloris et de l'irisation fantastique du mâle, il faut le contempler sous un éclairage naturel venant de l'avant.
Population de TAI :
Le corps du mâle est marron-rouge, l'avant du corps est bleu, encadré de bandes obliques rouges. Le bord des écailles est rouge. La partie supérieure du corps est d'un jaune très éclatant en lumière naturelle.
Suivant l'état émotionnel du poisson, la partie inférieure apparait en bleu ou en brun, en s'éclaircissant vers la région ventrale. L'œil est vert, les lèvres sont bordées de noir. Le fond des nageoires est jaune, les rayons sont soulignés de fines lignes rouges, ayant tendance à se modifier en points vers les marges, en arrière de la nageoire. Les nageoires dorsale et caudale sont bordées d'une bande marginale bleu clair et d'une bande sous-marginale bleu-noir. Les nageoires pectorales et ventrales sont incolores. La nageoire anale est légèrement allongée en triangle et uniformément jaune clair.
Population de JUARZON :
Le mâle arbore une superbe bande d'un jaune d'or très intense en position marginale à la partie inférieure de la caudale. Chez E. olbrechtsi Taï, cette bande est beaucoup moins importante et plutôt jaune clair.
Je n'ai remarqué aucune différence de pigmentation entre les femelles (prudence donc et élevage séparé et nettement identifié afin de pouvoir maintenir l'isolement des deux populations).
Population de DANANE :
Des killiphiles hollandais maintiennent une troisième population de cette espèce. Je n'ai pu en voir qu'une diapo et il me semble que cette population est très semblable à celle de Taï.
Les femelles de toutes les populations sont assez pâles et peu colorées, comme toutes celles d'Epiplatys. On peut toutefois noter la réticulation rouge des écailles du corps, l'absence de pigments bleu sur le corps.


Comportement

L'espèce, de par sa taille imposante à l'état adulte, apprécie un bac relativement spacieux, au moins au niveau de la surface de base de celui-ci.
Intra-spécifique :
Les données que m'ont fournies G. Schmitt (diapositives commentées des points de capture) et J.H. Huber (article de Loiselle sur Ep. bifasciatus, d'après une observation du comportement sur le terrain) m'ont conduit à expérimenter de la façon suivante. J'utilise un bac de 90x30 d'une hauteur de 25 cm. Ce bac fut rempli d'eau douce (TH = 5°F), légèrement acide afin de se rapprocher au maximum des conditions observées sur le terrain, un filtre intérieur rempli de perlon maintient l'eau claire et un léger courant de surface sur une partie du bac.
L'observation a été menée durant plus de six mois, sur une demi-douzaine de spécimens provenant de Taï (2 ème génération élevée en captivité). On peut tirer les conclusions suivantes:
• les Ep. olbrechtsi ont un comportement de groupe basé sur une hiérarchie établie par communication visuelle et des affrontements aux zones charnières (issue jamais fatale s'il existe une zone de retraite dans le bac : donc méfiance dans un petit bac ou un bac nu).
• Les signaux de communication employés sont basés sur la communication visuelle (nageoire étalées, renforcement des couleurs, apparition ou disparition d'une bande noire longitudinale) et/ou sur les centres nerveux de la ligne latérale (courant d'eau sur l'adversaire, convergence avec les cichlidés).
• Les rapports entre mâles sont plus tendus que ce qui affectent les femelles. La cohabitation de plusieurs mâles s'est traduite par l'inhibition sociale (taille inférieure, monopole du comportement reproducteur par le dominant).
• Les rapports entre femelles sont marqués au niveau de la répartition géographique mais non au niveau de la reproduction (toutes participent selon la maturation des ovaires).
• Les rapports entre les juvéniles sont, eux aussi, le reflet de la hiérarchie.
• Etant donné le caractère positif de cette expérimentation, celle-ci a été reconduite sur des spécimens de la population de Juarzon (même conclusion) et même sur d'autres espèces du genre Epiplatys.
CONCLUSION DE L'EXPERIENCE :
• Cette observation confirme les observations de Loiselle sur le terrain, sur une autre espèce du même genre.
• La zoogéographie d'un groupe est influencée par la quantité de lumière et le courant (au sein d'une même pièce d'eau).
• La cohabitation de plusieurs mâles au sein d'un même bac n'est pas des plus satisfaisantes (inhibition sexuelle).
• Il est tout à fait possible de conserver des Epiplatys de manière très satisfaisantes en aquarium en respectant leur comportement, contrairement à ce qui est dit dans la littérature ordinaire qui prône trop souvent de les conserver en situation de stress, ce qui conduit à l'inhibition sexuelle et à l'échec d'où des conclusions hâtives de difficulté.
Inter-spécifique :
Il convient de ne pas faire cohabiter Ep. olbrechtsi avec des espèces de trop petite taille, surtout si elle occupe la même niche écologique. Avec des espèces de taille voisine, la cohabitation est possible, même si l'espèce occupe les mêmes strates (Ep.chaperi scheljuskoi Dabou) à condition de ne pas parvenir à une situation de stress et de blocage des comportements due à la surpopulation.


Maintenance et élevage

Maintenance : J'utilise un bac d'une cinquantaine de litres pour un mâle et plusieurs femelles. Ce bac est d'autant plus satisfaisant que la surface est plus importante (par ex.50x50x20). Ce bac comporte une plantation de surface (Lemna sp.), des plantes flottantes (Ceratophyllum, Hygrophila polysperma) et un mop de surface (bouchon de flotteur de pêche sur lequel on pose une belle touffe de mousse de Java ou de Boghor). Le bac est rempli d'eau douce (TH = 5°f), légèrement acide (tourbe au fond du bac), à température ambiante (la température a une influence sur l'activité des poissons mais 20 °C est supporté). L'aération et la filtration sont en partie assurés par la forme très basse de l'aquarium et la plantation assez abondante.

Nourriture : Les poissons acceptent toutes les nourritures vivantes usuelles et sont même assez voraces. Bien entendu, les nourritures vivantes appartenant à la classe des insectes sont leurs préférées (y compris les larves prédatrices des alevins, avalées sans problème).

Reproduction : Elle a lieu soit dans la mousse, soit dans les fibres de la surface de la tourbe avec toute femelle consentante (importance des refuges, même en bac de reproduction) selon un cycle que je n'ai pas encore déterminé par manque d'observation. Celle-ci est aussi influencée par la quantité d'insectes ingérés par les femelles, mais ce n'est pas une condition préliminaire à la reproduction. La quantité d'oeufs peut être très importante si l'on conditionne et sépare les femelles préalablement à la tentative de reproduction.

Elevage des alevins : Elle se fait très bien dans le bac des parents en une quinzaine de jours. Dans ce cas, il convient de récupérer les alevins car ils pourraient très bien servir de proies à leurs frères aînés. On peut aussi récupérer les œufs adhésifs et de bonne taille et les faire incuber à part. La croissance des jeunes est assez rapide au départ, sous réserve de conditions favorables (espace, propreté, nourriture abondante, etc.), puis connaît un ralentissement lors du passage à l'état subadulte. Il faut patienter une bonne année pour profiter du merveilleux spectacle des adultes mais mes premiers Ep. olbrechtsi ont plus de deux ans et sont toujours aussi actifs

Incubation : Elle se fait très bien dans le bac des parents en une quinzaine de jours. Dans ce cas, il convient de récupérer les alevins car ils pourraient très bien servir de proies à leurs frères aînés. On peut aussi récupérer les œufs adhésifs et de bonne taille et les faire incuber à part. La croissance des jeunes est assez rapide au départ, sous réserve de conditions favorables (espace, propreté, nourriture abondante, etc.), puis connaît un ralentissement lors du passage à l'état subadulte. Il faut patienter une bonne année pour profiter du merveilleux spectacle des adultes mais mes premiers Ep. olbrechtsi ont plus de deux ans et sont toujours aussi actifs.



Origine géographique

La distribution de l'espèce est bien connue et est limitée à la frontière Ivoiro-Libérienne, dans les bassins des rivières Cavally et Nipoué.

Ecologie : L'espèce habite à la lisière des forêts primaires ou secondaires, dans des petits ruisseaux d'eau claires à fond de cailloux ou d'humus, le long des berges (influence du courant). Une photo du point de capture codé CI 56 (juarzon) a été publié par G. Schmitt dans le KR 6/79. Au mois de juillet 1978, l'analyse de l'eau a donné les résultats suivants : Temp. Air : 25 °C – Temp. Eau : 24 °C – pH : 6 – DH : 1 – KH : 1



Conclusion

Espèce très intéressante de par sa coloration fantastique à l'état adulte et originale par rapport aux autres Epiplatys et aussi par son comportement de groupe. Sous réserve d'adopter un bac de taille convenable, cette espèce est très facile à maintenir et à élever.

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