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Feuilles de chêne pour les killis ?


Les killies : maintenance, reproduction et élevage
erigar
Le 18 septembre 2012 à 19h26
Exteval KCF
 a écrit le 18 septembre 2012 à 18h59
Si, il est quand même utile de les faire bouillir pour au moins 3 raisons :

- Les feuilles non bouillie génèrent souvent un fort développement bactérien (Ce n'est toutefois pas systématique) une fois qu'elles sont plongées dans l'eau. Cela se traduit au mieux, par une fin duvet de moisi à la surface des feuilles, au pire par une explosion bactérienne et de l'eau qui devient laiteuse et opaque, dans ce cas, on y vois plus dans le bac au delà de 2 centimètres. 
- La seconde raison, c'est que des feuilles fraichement bouillie coulent tout de suite. Non bouillie, elles peuvent mettre plusieurs jours, voir une semaine avant d'atteindre le fond du bac.
- Enfin, la feuille de chêne dispose d'un fort (Voir très fort) pouvoir acidifiant et regorge de tanin. Si effectivement ces deux choses sont recherchées en les utilisant, l’excès peut être pire que le remède qu'on cherche à obtenir. Il n'est pas rare d'arriver à un pH de 3 avec des feuilles mal bouillie ou trop nombreuses par rapport au volume du bac. 


+1 avec Pascal...

je fais bouillir au moins 10 minutes, et je rince bien (avec de l'eau de pluie ou osmosée)...
à utiliser de suite, si on les stocke, il y a un risque de repousse de moisissures ou de champignons (spores apportés par l'air, j'en ai fait l'expérience pas plus tard que cet après-midi)...

Amicalement

Eric
Alex_
Le 18 septembre 2012 à 19h44
Merci a tous pour ces précisions^^

Mieux vaut les faire bouillir que de les passer au micro-ondes ? Ou peu importe ?

Désolée pour cette nouvelle question.

Merci d'avance,
Alex
Pascal Lakermi
Exteval KCF
Le 18 septembre 2012 à 19h52
J'ai de tout temps fait bouillir mes feuilles de chênes mais je ne les ai jamais passées au micro ondes, que ce soit avant ou après la cuisson.
erigar
Le 18 septembre 2012 à 20h07
+1...

Alex_
Le 18 septembre 2012 à 20h13
Encore merci pour vos réponses rapides.

Bonne soirée à vous  :)
Piaf
Le 29 septembre 2012 à 04h37
Depuis bientôt 10 ans je mets quelques petites feuilles mortes, soit de chêne, soit plus généralement de hêtre, dans presque tous mes bacs de killies. Je n'en ai jamais fait bouillir une seule, ni stérilisée d'aucune manière, et je n'ai jamais rencontré le moindre problème dans un bac.
J'utilise toujours des feuilles les plus propres possible au ramassage et toujours ramassées après qu'aient eu lieu les premières fortes gelées d'automne (je récolte mes feuilles au dessus de 900 m, où il gèle généralement fort dès courant novembre, parfois dès octobre).
En fait, selon les cas, j'utilise ces feuilles pour l'un ou l'autre de des deux usages qui suivent et je récolte et traite alors les feuilles différemment dans chaque cas :

1) Pour recouvrir une partie du fond des bacs de reproduction dans lesquels j’espère des reproductions naturelles. Dans ce cas, ces 4 à 8 petites feuilles par bac reposent sur une couche simple de billes d’argile (ne couvrant elles même pas la totalité du fond du bac). Le but : un peu sécuriser les poissons mais, surtout, offrir, au moins durant quelques temps, de bonnes cachettes aux très jeunes alevins et de ce fait limiter un peu la prédation des parents sur leurs propres alevins et donc augmenter la probabilité que je puisse récupérer quelques uns d’entre eux avant leur disparition.
Dans ce cas :
a) je ne récolte que des feuilles dites marcescentes, c'est-à-dire qui meurent sur les branches les plus externes des jeunes arbres de lisière et y subsistent plusieurs mois sans tomber sur le sol (elles ne tombent qu’au printemps suivant). Ce phénomène se rencontre aussi bien chez certains jeunes chênes que chez certains jeunes hêtres (encore plus fréquemment pour cette espèce) et toujours soit sur des arbres plus ou moins isolés ou sur des arbres de lisière. Ces feuilles restent ainsi longtemps en très bon état et sont parfaitement propres lors de la récolte.
b) Je complète leur séchage, jusqu’à dessiccation presque totale, en les faisant séjourner une petite semaine dans une boite en carton posée sur un radiateur de chauffage central, puis je les stocke, sèches, dans des boites fermées en carton.
c) Quelques semaines avant de m’en servir, j’en prélève une petite quantité (par exemple 2 ou 3 dizaines) dont je coupe minutieusement chaque pétiole à ras le limbe avec des ciseaux (car c’est en fait essentiellement le pétiole qui est attaqué par les champignons une fois placé dans l’eau) et place ces feuilles dans un grand récipient rempli d’eau et fermé d’un couvercle évitant l’évaporation. Elles vont mettre au moins une à 2 semaines avant de toutes y couler totalement. Durant quelques autres semaines, elles vont continuer à y libérer une grande partie de leurs tannins, l’eau du récipient virant progressivement au brun plus ou moins foncé. (très foncé à la fin).
d) Ces feuilles sont alors prêtes à l’emploi et se conservent ainsi quelques mois dans le récipient sans se dégrader notablement. Lorsqu’on a besoin d’en mettre quelques unes dans un bac, il n’y a plus qu’à plonger la main dans le récipient puis rincer les feuilles très sommairement avant de les introduire dans le bac, où elles coulent alors immédiatement et n’y délivrent plus que des quantités très faibles d’acides tanniques. Elles ne s’y dégradent que très lentement (au bout de quelques mois supplémentaires) et, dès que l’on constate le début de la cette dégradation, il vaut alors mieux les remplacer par d’autres feuilles avant qu’elles ne se fragmentent trop et que ces fragments deviennent une véritable plaie lors des siphonnages du bacs (rien de plus énervant qu’un fragment de feuille coincé dans un tuyau et bloquant les autres déchets ! )
Les feuilles de hêtre se dégradent un peu moins vite que les feuilles de chêne (de plus je les trouve nettement plus belles)

2) Pour être placées soit dans les pots d’incubation des œufs en eau, soit dans les récipients d’élevage des jeunes alevins
Dans ce cas je n’utilise en général que le chêne (ne me demandez pas pourquoi, c’est juste comme ça, par habitude ! ) et je n’utilise qu’un fragment de feuille (1/4 à 1/3) par pot d’incubation ou la valeur d’une à deux petites feuilles (ou une grande feuille partagée en 2 ou 3) par récipient pour jeunes alevins (les miens varient entre 1 et 3 litres).
Les buts :
- Pour l’incubation des œufs : libérer des acides tanniques qui jouent un rôle d’antifongique empêchant la moisissure qui se forme sur les œufs morts (œufs blancs, en général parce qu’au départ non fécondés) de se propager sur les autres œufs sains.
- Pour les alevins juste éclos, puis pour ceux en début de croissance  : leur apporter une première nourriture, alors constituée des quelques microorganismes (infusoires et rotifères essentiellement) qui réussissent à se développer quelque peu dans les récipients d’incubation si l’on y a préalablement placé quelques fragments de feuilles mortes ainsi que de deux ou trois petits brins de mousse de Bogor, introduits dans ces récipients au minimum plusieurs jours avant la date prévue pour les premières éclosions. Ces feuilles mortes et ces brins de mousse constituent généralement d’assez efficaces sources et supports de développement à ces quelques microorganismes, d’une part introduits avec les brins de mousse, d’autre part issus des œufs de rotifères et des formes de résistance et de dissémination des paramécies et autres infusoires quasi toujours présents sur les feuilles ramassées sur le sol des sous bois. Ces précautions permettent ainsi d’allonger sensiblement (de plusieurs jours) le délai d’attente des alevins dans leur récipient d’éclosion, au moins si ces alevins ne sont pas très nombreux. Il en va de même dans les récipient d’élevage des jeunes alevins où ces microorganismes constituent un appoint alimentaire très important.

Dans ce second cas je récolte mes feuilles mortes (de chêne) directement sur le sol d’un sous-bois (toujours après les premières fortes gelées), simplement en les triant un peu de façon à ne garder que les plus belles et les plus propres (accessoirement les plus petites). Pour cet usage je ne prends pas les feuilles marcescentes, risquant d’être moins riches en germes de microorganismes. Après tri, je conserve simplement ces feuilles à sec dans un bocal fermé (je renouvelle son contenu par de nouvelles feuilles tous les ans), cette fois sans dessiccation supplémentaire sur un radiateur et surtout sans la moindre forme d’une quelconque stérilisation (évidemment puisqu’on veut justement préserver leurs « germes »). Je les utilise ensuite le plus souvent sous forme de fragment mis directement secs dans mes pots ou récipients, où ils ne coulent qu’au bout de quelques jours, ce qui est sans aucune importance (dans les bacs à alevins je coince simplement au départ mes feuilles ou fragments sous la mousse de Bogor). Attention pour l’usage dans les bacs à alevins de ne mettre que très peu de petites feuilles sèches (une ou au grand maximum deux), ou fragments, de façon à ce qu’elles ne libèrent pas trop de tannins qui nuiraient au contraire ensuite beaucoup au développement du phytoplancton dans ce bac, contrairement à ce qui est justement recherché.

(tiens, il a longtemps que je n’avais plus écrit un post aussi long ! )
Christian Lebec
Christian 84 KCF
Le 29 septembre 2012 à 06h38
Et ...un petit article pour le KR... tu y penses toujours ?
nadine
Le 29 septembre 2012 à 08h07
Merci Piaf, très intéressant ta technique et ça ferait sûrement un bon article  ;D
Narbert
Le 29 septembre 2012 à 08h30
Oui, je  crois que cela s'impose ! :)
Didier Pillet
pillet KCF
Le 29 septembre 2012 à 09h27
Sous son air de bon pépère placide, c'est un impulsif, vous l'avez agacé avec vos histoire de stérilité !
Depuis le temps qu'on lui demande un article !!!
Quand il a vidé son sac sur le forum, il ne peut plus écrire pour le KR, il est stérile c'est une feuille de chêne bouillie passée au  micronde.
B. Stinson
Le 29 septembre 2012 à 10h46
Je peux jeter mes feuilles de chêne vertes ? :(
Alex_
Le 29 septembre 2012 à 11h59
Pas de feuilles vertes mais des feuilles mortes et sèches  que tu ramasse à même le sol.
B. Stinson
Le 29 septembre 2012 à 14h13
Y'a pas vraiment de chênes du côté de chez moi, et les seules que j'ai pu récupérer sont vertes, donc je ne sais pas trop quoi en faire du coup.
Piaf
Le 29 septembre 2012 à 14h39
B. Stinson
 a écrit le 29 septembre 2012 à 14h13
Y'a pas vraiment de chênes du côté de chez moi, et les seules que j'ai pu récupérer sont vertes, donc je ne sais pas trop quoi en faire du coup.

du compost...
Piaf
Le 29 septembre 2012 à 14h46
Christian 84 KCF
 a écrit le 29 septembre 2012 à 06h38
Et ...un petit article pour le KR... tu y penses toujours ?

La nuit dernière je me suis "déchêné" sur le forum. Quant à l'article, une fois qu'il sera terminé, je serai bien "émoussé" (vous comprendrez plus tard... )
Sébastien Verne
Marsupilami KCF
Le 15 décembre 2019 à 11h06

Salut,

hormis chêne et hêtre, quelqu'un a déjà testé d'autres espèces ? peupliers ? saules ? aulnes (les feuilles hein !) ? platanes ? érables ?

Séb
Christian Cauvet
Omaha KCF
Le 15 décembre 2019 à 11h48

Je ne fais jamais non plus bouillir mes feuilles de chêne quelque soit l'espèce. 

Mais je mets en garde les débutants avec les feuilles quelles qu'elles soient : allez y doucement : un peu c'est très bien, mais trop çà peut tuer

Yannick Mesnage
Yannick Mesnage [yannick62]
Le 06 avril 2020 à 23h35
Exteval KCF
 a écrit le 18 septembre 2012 à 18h59
Si, il est quand même utile de les faire bouillir pour au moins 3 raisons :

- Les feuilles non bouillie génèrent souvent un fort développement bactérien (Ce n'est toutefois pas systématique) une fois qu'elles sont plongées dans l'eau. Cela se traduit au mieux, par une fin duvet de moisi à la surface des feuilles, au pire par une explosion bactérienne et de l'eau qui devient laiteuse et opaque, dans ce cas, on y vois plus dans le bac au delà de 2 centimètres. 
- La seconde raison, c'est que des feuilles fraichement bouillie coulent tout de suite. Non bouillie, elles peuvent mettre plusieurs jours, voir une semaine avant d'atteindre le fond du bac.
- Enfin, la feuille de chêne dispose d'un fort (Voir très fort) pouvoir acidifiant et regorge de tanin. Si effectivement ces deux choses sont recherchées en les utilisant, l’excès peut être pire que le remède qu'on cherche à obtenir. Il n'est pas rare d'arriver à un pH de 3 avec des feuilles mal bouillie ou trop nombreuses par rapport au volume du bac. 

Bonjour,

Plutot que de poster un message j'ai détérré ce sujet trés interessant....

J'ai fait un bac avec eau 100% de pluie...

Je veux un PH de 4 pour mon bac. Savez vous combien de feuilles de chene je dois mettre ??

Sinon j'ai aussi de la tourbe. Mais quel quantité mettre ? une poignée ? 20 grammes ? 

Pour la tourbe, il faut la mettre dans quoi ? un bas ? 

Yannick

Christian Cauvet
Omaha KCF
Le 07 avril 2020 à 22h20

Si ton bac a le fond nu, tu peux lâcher directement la tourbe elle va tapisser le fond.

Quant à la quantité, difficile à dire, tu y vas petit à petit

Yannick Mesnage
Yannick Mesnage [yannick62]
Le 09 avril 2020 à 14h39
Omaha, merci pour ton aide.

Mais dans ce cas arrivé a un moment on peut mettre autant de tourbe que l'on veut le ph ne va plus descendre....

Et savez vous a quelle valeur se PH va descendre ?




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