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Nothobranchius rachovii
Article mis en ligne le 24 août 2005
Origine :
Région de Beira sur la côte du Mozambique (localité typique) ; Parc national Kruger, République Sud-africaine.
Taille :
jusqu’Ă 40 mm (LT) en aquarium pour les femelles et 50 mm pour les mâles.
Ecologie :
Poisson annuel, vivant en rĂ©gion de savane, dans des mares temporaires assĂ©chĂ©es en gĂ©nĂ©ral, pendant 6 mois de l’annĂ©e (juin Ă novembre). On manque de donnĂ©es complètes sur les caractĂ©ristiques des eaux oĂą ont Ă©tĂ© capturĂ©s les poissons. Les paramètres suivants (Roloff, 1959,1978) ont Ă©tĂ© relevĂ©es en juillet 1958 (mois le moins chaud) : tempĂ©rature de l’eau le matin, 20°C, au cours de la journĂ©e, 25°C ; DH : 8 (TH : 14,5) ; pH : 7,1 ; mesures effectuĂ©es peu de temps avant l’assèchement complet du biotope.
Description :
Le mâle est sans doute un des plus joliment colorés parmi les Nothobranchius. Le bleu et le rouge, avec intensification du bleu sur les nageoires ventrales et dorsales toujours bien déployées, font apparaitre ce poisson comme émaillé. La caudale en arc de cercle, teintée successivement de bleu, rouge orangé et bord extérieur noir, rehausse la beauté de ce poisson.
La femelle a une teinte générale gris rosé, plus prononcée sur la partie ventrale.
Comportement :
N. rachovii n’est pas timide, c’est un plaisir de l’admirer en pleine eau, guettant les distributions de nourriture, et d’assister aux parades sans danger entre mâle et poursuites mâles femelles.

- Nothobranchius rachovii
Maintenance :
Habitant Orange oĂą l’eau est très dure ( 25 Ă 27° TH ), je me procure de l’eau douce, 0° TH 7° PH sur les pentes du Mont-Lozère Ă Vialas (fontaine, source). Par coupage, j’obtiens de l’eau Ă 6-7 de TH et acidifiĂ©e par tourbe. PH 6Ă 6,5. Ces mesures au dĂ©but de l’Ă©levage.
A ce jour, je me contente de faire les changements d’eau avec le mĂŞme mĂ©lange sans prendre ces mesures fastidieuses, gain de temps. TempĂ©rature : 24 Ă 25°C. Un groupe d’une quinzaine de poissons (9 mâles, 6 femelles), est Ă©levĂ© dans un bac de 20 litres avec filtre intĂ©rieur de coin, garni de perlon, de la mousse de Java et du microsorum pteropus. Dans ce bac, de la tourbe bouillie et bien rincĂ©e est dĂ©posĂ©e sur environ 1 cm.
Ces poissons sont très sensibles Ă l’Oodinium, ne pas oublier comme traitement prĂ©ventif, l’adjonction de sel : 1 cuillerĂ©e Ă cafĂ© par 10 litres.
Poisson craignant la pollution, j’effectue un changement total d’eau, toutes les trois semaines, lors de la rĂ©colte des oeufs. Je rĂ©colte le maximum de ces oeufs que je garde dans la tourbe bouillie, propre. Meilleure conservation des oeufs, moins de risque de moississures. Il reste toujours des oeufs dans la tourbe oĂą s’effectue la ponte, aussi malgrĂ© les dĂ©jections et restes de nourriture, cette tourbe est conservĂ©e Ă©galement.
Incubation :
L’incubation de N. rachovii est d’une durĂ©e de 7 Ă 10 mois.
En ce qui me concerne, le point délicat est le degré de séchage de la tourbe.
Laisser le sac ouvert, pour Ă©vaporation jusqu’Ă Ă©claircissement de la teinte de la tourbe. J’ai eu de nombreux Ă©checs, certaines rĂ©coltes de 30 oeufs ou plus ne donnant aucune naissance, malgrĂ© plusieurs essais d’Ă©closion Ă 7,8 et 10 mois d’incubation.
Mon premier rĂ©sultat fut obtenu après 8 mois : 20 jours d’incubation : 22 naissances. Que les amateurs se rassurent, le nombre d’oeufs rĂ©coltĂ©s durant la vie brève d’un couple (8 mois pour la femelle et 9 mois pour le mâle) vous permet d’assurer le maintien de l’espèce.
Dès la naissance, dans une petite boite plastique, je donne quelques infusoires et, dès le lendemain, nauplies d’artĂ©mias et micro-vers. Après 10 jours, transvasement dans un bac de 15 litres, avec hauteur d’eau de 5 Ă 6 cm et d’une pincĂ©e de sel. Je complète la hauteur d’eau, toutes les semaines. La croissance est très rapide et les alevins insatiables : vers grindal, larves de moustiques, daphnies, coretha. A 1 mois, on distingue mâles et femelles. A deux mois et demi, les mâles sont magnifiques, plus grands que les femelles et, l’on rĂ©colte les premiers oeufs.
Une difficultĂ© est de trouver de la nourriture vivante. Les tubifex sont dĂ©conseillĂ©s par M FELS. Mais comme je m’en procure facilement, je nourris donc, dans un bac, une quinzaine de sujets, souvent aux tubifex et ceci depuis trois mois, sans problème jusqu’Ă maintenant. Dans un autre bac, j’exclus totalement cette nourriture, me rĂ©servant ainsi une souche saine en cas de revers.
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